Sandy Mossion, accompagnateur en montagne

Passionnée, curieuse et assoiffée d’apprentissage

Un parcours professionnel riche et varié

Après une licence STAPS en éducation et motricité, je me suis rendu compte que l’Éducation Nationale n’était pas faite pour moi ou que je n’étais pas faite pour l’Éducation Nationale.
Je me suis alors dirigée vers les sports de plein air. J’ai encadré un public volontaire en escalade, accrobranche, VTT et canoë.
Puis, je me suis formée aux travaux acrobatiques, c’est-à-dire en hauteur, là où l’on entend le chant des oiseaux, où les odeurs montent nous chatouiller les narines. Je travaillais sur corde pour construire des parcours acrobatiques.

À force d’être accrochée, j’ai eu envie de rester haut perchée et d’apprendre la zinguerie et la couverture pour travailler sur les toits. Missionnée dans divers massifs montagneux, je me suis pris de passion pour la Montagne et ce qui l’habite.
J’ai ainsi passée le Brevet d’État d’Accompagnateur en Moyenne Montagne dans les Alpes avant de venir m’installer dans les Hautes Pyrénées, près de Bagnères de Bigorre.

 

Quelques taquineries sur mon parcours

La maladie de Lyme

J’ai été contaminée par la maladie de Lyme en 2014. Peu à peu, je ne pouvais plus marcher (un peu embêtant pour une accompagnatrice). Les médecins me prenaient pour une hypocondriaque (pas évident de garder le moral).
Après avoir mis mon bandeau de combat, j’ai changé de médecin plusieurs fois et enfin, je suis tombée sur l’un d’ eux qui m’a prise au sérieux. Les tests à la maladie de Lyme étaient positifs et ma ferritine au plus bas.
On m’a prescrit un traitement antibiotique trop lourd pour mes petites épaules. J’ai décidé de prendre ma santé en main.

Comprendre la maladie, le mal qui a dit

Essayer de comprendre la cause de la maladie, du mal qui m’avait dit. Des hauts et des bas. Il m’a fallu 2 ans pour retrouver mon énergie, mes forces, et oser bouger pleinement sans avoir peur de re-déclencher des symptômes.
Grâce à cette maladie, j’ai compris que sans la santé nous ne sommes « Rien », et que nous sommes les seuls maîtres à bord. Que c’est à chacun de passer à l’action.

 

Tirer les enseignements de l’épreuve

Sérénité et impermanence

Cette maladie m’a également fait comprendre que tout ce qui n’est pas fait dans la sérénité n’a pas de valeur, que rien n’est permanent (les bons comme les mauvais moments). Que les mauvais moments nous permettent de grandir et de prendre conscience du peu d’importance des tracasseries polluantes.
Tout prend une autre valeur après ces expériences.

Donner sa place à l’essentiel

Aujourd’hui j’ai envie de jouer, de rire de ce qui m’arrive au quotidien et de faire partager mon expérience grâce aux simplicités de la vie.
Durant toute cette mutation, la Nature était mon seul maître. C’est avec elle que j’ai réappris à respirer, sourire, observer, sentir, et me dire que finalement … tout va bien.
Lorsque le regard se tourne vers l’extérieur, les maux n’ont plus la même importance. L’observation de l’arc en ciel remplace l’attention portée aux maux. En partant du principe que c’est l’attention qui donne vie, on peut donner vie à l’essentiel. L’abeille qui vient de se poser à coté de toi avec ses gros yeux poilus, les arbres qui s’enlacent inlassablement, les merles qui se disputent la plus belle des merlettes, le flocon de neige qui virevolte se pose sur le bout de ton nez … La vie n’a plus le même sens.

 

Retrouver mon chemin

Je suis partie du principe que la maladie de Lyme s’était installée parce que je n’étais pas sur mon chemin et que mon terrain immunitaire n’était pas bon à cette période.
Il fallait que ça change et que je retrouve mon énergie.

Après 2 transfusions de fer à l’hôpital de Lannemezan, j’ai enchaîné les activités. « Yoga du rire » pour remonter le système immunitaire, Qi Gong pour retrouver mon énergie, Yoga pour me réapproprier mon corps et calmer mon esprit.

J’ai fait le tri. C’était vital pour moi. Arrêter d’écouter les gens dire que je n’y arriverais pas, que j’allais perdre mon travail, mon compagnon, mes amis, et que je ne me remettrais jamais sur pied (c’est du vécu, on s’entoure parfois de gens vraiment géniaux !).

Je me suis entourée de personnes avec qui je pouvais rire, jouer, qui ne parlaient pas de maladie. Je me suis penchée sur la médecine chinoise pour essayer de comprendre les mécanismes du corps avec une approche qui me semblait beaucoup plus pertinente que ce que propose la médecine dite « conventionnelle ».

Mon rêve ?

Remplir les mur des châteaux d’eau de poésie dessinée !

Ce que je veux partager aujourd’hui

Expérimenter ce que j’ai appris, rechercher mon calme intérieur à chaque fois qu’il sort se promener, prendre le temps de faire les choses, aimer, me reconnecter à l’essentiel, observer et comprendre ce qui nous entoure, apprendre des autres, me déconnecter d’une vie qui ne me correspond pas.
Transmettre mes acquis, redonner l’attention, celle qui donne vie.
Je dois dire merci à mes proches d’avoir été là et à ma confiance car dans ces moments douloureux elle était là et elle me disait ne t’inquiète pas, ça va aller, on va y arriver.

Aujourd’hui je prends soin de moi, de mon compagnon, des gens que j’aime et de ce qui m’entourent. Je pense que tout ça peut s’appliquer dans beaucoup de chemins difficiles : burn-out, dépression, séparation douloureuse … On a tous à traverser des sentiers plus ou moins sinueux. Ce qui est important ce n’est pas le chemin, c’est les moyens qui nous permettent d’en sortir.

Mes formations

Licences Staps éducation et motricité
Initiateur et monitrice escalade, escalad’ arbre, canoë kayak, cerf-volant.
CQP cordiste/Zingeuse
BE Accompagnatrice en Moyenne Montagne
Certificat de Qualification au Handicap
Formations annexes : contes nature avec Louis Espinassous, vannerie sauvage, reconnaissance des chants d’oiseaux, 1er année d’herbaliste, marche afghane, posturologie clinique, marche nordique, QI Gong.
En formation de professorat de Hatha Yoga.